Installations

LA VOIE DU SILENCE

Par la disposition géométrique qui s’organise autour d’une sphère et la verticalité des éléments qui la constituent, La voie du silence nous incite à s’intégrer dans sa structure globale et à circuler afin que l’on fasse corps avec la dynamique du site. L’énergie qu’impose cette ordonnance de l’espace, appelle les spectateurs à expérimenter l’art, à devenir les acteurs, la substance essentielle qui, comme le sang dans l’artère, donne un sens, une fonction, dans cet océan d’abstractions parmi lesquelles il faut plonger afin de s’y confondre et lui donner vie.   Par la prégnance de l’œuvre qui est ainsi parcourue et vécue comme lieu, les spectateurs qui déambulent vont peut-être y vivre un affect éphémère qui va les intégrer à la poétique de l’œuvre et les faire cheminer vers La voie du silence, là où règne l’éternelle mathématique.

Érik Desprez


L’ÉCUEIL OU L’APPRÉHENSION D’ULYSSE

 

Suspendue au plafond, une forêt de plus en plus dense de cordes humidifiées, se termine par une lisière derrière laquelle, deux ventilateurs agite les cordages et d’où émanent luminosité et odeur maritime. Au-dessus d’un amas de lames de scies circulaires et d’algues humides, est suspendu un tulle transparent sur lequel une vidéo présente une bouche, animée de rires, sourires, soupirs et chuchotements qu’accompagne un chœur de femmes a capella.

Toute cette mise en scène concourt à investir le lieu de mystère et exerce un pouvoir de séduction qui vient nous enivrer de la magie de cet écueil.

« L’Écueil » suggère un premier niveau de lecture mythique du chant XII de l’Odyssée où Ulysse, est confronté au charme du chant des sirènes ensorceleuses qui promettent le savoir mais qui en vérité sont déesses de mort.

Érik Desprez


L’AUBERGE ESPAGNOLE

« Fidèle au travail de création qu’il mène depuis plusieurs années, Érik Desprez réalise une installation qui tel un organisme vivant, nous attire et nous captive dans un parcours spatiale et mental. Ce qui fait œuvre ici est un état poétique que l’on éprouve face, d’une part, à la force évocatrice de matériaux et de dispositifs qui viennent cerner le visiteur pour mieux le concerner, et, d’autre part, face au non vu qui nous poursuit et nous engage dans la volupté d’un inconfort que chacun meuble à sa guise ».

Denis Martineau. Commissaire à l’évènement international «Palomar ou le voyeur captif ».